Nouveau projet ‘Fache’: grand parc éolien avec 34 turbines

Le promoteur du projet, Ventelys, a récemment annoncé le projet d’installation d’un parc éolien comportant pas moins de 34 éoliennes en 2021 sur le territoire des communes de Vigneux-Hocquet, Renneval, Vincy-Reuil-et-Magny, Nampcelles-la-Cour et Dagny-Lambercy.

Déjà en 2017, les premiers contacts avaient été pris avec les maires et l’été dernier, l’Etude de l’impact avait été soumis à l’approbation de la préfecture du département Aisne. Au cours des dernières semaines, Ventelys a organisé une tournée de promotion dans les communes concernées. La dernière présentation aura lieu le vendredi 27 septembre à la Mairie de Nampcelles-la-Cour (de 9h00 à 13h00).

Le projet est divisé en quatre zones: Haudicourts (indiqué en jaune sur la carte) avec 13 éoliennes, Meiller (blanc) avec 6 éoliennes, Cerisier (bleu) avec 7 éoliennes et Valiette (rose) avec 8. Les éoliennes qui devraient être placées sont de la plus lourde catégorie, avec une hauteur de 180 à 200 m.

Pour de nombreux résidents des communes concernées, ce projet est totalement inattendu. Là aussi, les maires impliqués ont ouvert leurs portes pour une enquête (et donc pour un placement) – sans informer et consulter préalablement les résidents.

Nous invitons les résidents en difficulté ou opposés, au placement, à la réunion de présentation de Ventelys à la mairie de Nampcelles-la-Cour, le vendredi 27 septembre et à faire part de leurs préoccupations et de leurs protestations au promoteur du projet ainsi qu’au maire.

La Plate-forme Thiérache suivra ce projet d’un oeil critique.

Plate-forme Thiérache devient une association !

Pour devenir plus décisif et toucher le plus grand nombre possible de résidents, la Plate-forme Thiérache se transformera bientôt d’un collectif en une association. Dans le domaine juridique en particulier, cela peut porter ses fruits à l’avenir. Nous souhaitons recueillir le plus grand nombre possible de signatures de protestation par le biais d’une campagne de pétition et les soumettre au préfet du département de l’Aisne. Au final, c’est lui qui decide du placement ou non des éoliennes. 

Si le préfet – malgré tout – ignore nos votes contre et accepte le placement, l’ordonnance relative à la construction sera officiellement annoncée publiquement dans toutes les communes concernées. C’est aussi le moment où les résidents, qui vont immédiatement regarder les éoliennes et qui s’inquiètent de leurs effets, peuvent soulever des objections par lettre recommandée. Le préfet est obligé de répondre à l’objection dans un délai de deux mois. La Plate-forme Thiérache organisera, si nécessaire, une action de groupe juridique à laquelle les résidents pourront s’associer.

Il sera primordial de se mobiliser lors de l’enquete public !

Envoyez-nous un email et inscrivez-vous en tant que membre de notre association. Ensemble nous sommes plus forts !

Dernières informations sur trois projets éoliens

Nous avons des informations sur trois projets: Vallée du Ton (Martigny, Leuze, Tout-Martin-Rieux-Rieux), Grand Cerisier (Coingt, Nampcelles-la-Cour, Dagny-Lambercy) et Chemin du Chêne (Harcigny, Plomion).

VALLÉE DU TON
Martigny, Leuze, Any-Martin-Rieux

Du 18 avril au 18 mai 2019, une enquête publique aura lieu à Martigny, Any-Martin-Rieux et Leuze concernant le projet Vallée du Ton.

Le projet Vallée du Ton de la société CE Trois Rivières consiste à construire un parc éolien comprenant 14 aérogénérateurs et 4 postes de livraison, sur le territoire des communes de Martigny, Leuze et Any-Martin-Rieux. Le site occupera une surface de 3,5 hectares. Les éoliennes mesurent 150 mètres de hauteur en bout de pale (93 mètres au moyeu) et peuvent développer une puissance unitaire de 3,4 mégawatts (MW).


Le projet se situe à 515 mètres de l’habitation la plus proche. Le secteur de projet est marqué par la présence de parcs éoliens au sud et au nord de la route départementale 1043.

Une évaluation des risques de saturation visuelle démontre que le projet n’est pas de nature à augmenter significativement cette problématique. Les enjeux principaux concernent la Cigogne noire, le Milan royal, le Milan noir, le Traquet motteux, les chiroptères et le bruit. L’étude d’impact doit être reprise pour démontrer l’absence d’impact sur la Cigogne noire et son habitat, espèce protégée en danger critique d’extinction ; à défaut le projet doit être revu pour garantir cet évitement.

L’autorité environnementale émet les observations suivantes :
« L’étude du risque de collision de la Cigogne noire montre que sur les 9 jours prospectés en juin (dont 8 jours du 1er au 10 juin plus le 30/06), en période post-nuptiale et de gagnage, 5 cigognes noires ont été vues sur 4 jours et sont passées à moins d’un kilomètre, voir quelques dizaines de mètres de l’implantation potentielle d’une des éoliennes du parc en projet. Contrairement à ce qu’affirme l’étude, et pour cette espèce protégée en danger critique d’extinction, ces quelques observations démontrent une utilisation non négligeable de la zone du projet. Les zones d’alimentation pour cette espèce varient d’une année sur l’autre en fonction des conditions climatiques et il est donc essentiel de préserver un habitat favorable à cette espèce sans éléments perturbateurs, comme le sont les éoliennes, dans un rayon d’une dizaine de kilomètres autour de la ZPS (rayon estimé issu des bases de données naturalistes tel que Clicnat2). Il n’est donc pas exact que le projet n’est pas susceptible d’entraîner l’altération des cycles biologiques et de la dynamique des populations de cet oiseau. Dès lors, le projet doit rechercher l’évitement de tout impact sur cette espèce et, à défaut, solliciter une dérogation à la destruction d’espèces protégées conformément au code de l’environnement. À noter également les enjeux de préservations des autres espèces protégées, notamment le Milan royal et le Milan noir. L’autorité environnementale recommande de démontrer que le projet permet d’éviter les impacts sur la Cigogne noire et son habitat, ou à défaut de revoir le projet. »

Platform Thiérache aimerait à entrer en contact avec des résidents de Martigny, Leuze et / ou Any-Martin-Rieux, qui suivent ce projet d’un oeil critique.

GRAND CERISIER
Coingt, Nampcelles-la-Cour,
Dagny-Lambercy

L’étude d’impact sur l’installation prévue de 9 éoliennes du projet Grand Cerisier avait déjà été finalisée et publiée en 2018 par RES, le promoteur anglais. Selon RES, l’enquête publique se fera désormais entre juin et septembre de cette année. Cependant, nous n’avons pas encore vu d’annonce officielle.

Fin 2017, la Plate-forme Thiérache a distribué une circulaire informant les résidents des conséquences négatives d’un éventuel placement. En préparation de l’enquête publique, nous avons maintenant compilé une deuxième circulaire.

Fotomontage JEANTES – D747 – Route de COINGT

Dans la circulaire, nous examinons plus en détail le modèle de rentabilité du promoteur de projet, le risque de coûts de démantèlement pour les propriétaires du terrain, ainsi que la note à court terme pour les résidents : les nuisances sonores, une dégradation de l’horizon, une pollution lumineuse, des problèmes de santé (infrasons, effets stroboscopiques…) et une diminution de la valeur immobilière de leurs habitations.

Nous expliquons également qu’après 15 à 20 ans, les éoliennes ne seront plus rentables sans subventions. Si le promoteur fait défaillance et disparaît, comme malheureusement on le prévoit pour un certain nombre d’entre eux, l’intégralité du coût de démantèlement des éoliennes sera à la charge des propriétaires…et de ses enfants… car alors, il faudra débourser de 650 000 à 850 000 € par éolienne… pour garder leurs terrains ! Qui a tant d’argent ? Pour les propriétaires, mais surtout pour les résidents, il ne restera que la vue d’un parc éolien abandonné…

Par ailleurs, nous lançons une pétition contre l’implantation des éoliennes. En tant que participant potentiel à l’enquête les résidents peuvent signer, affranchir et poster la pétition. Plate-forme Thiérache remettra les pétitions signées au préfet du département de l’Aisne, monsieur Nicolas Basselier.

CHEMIN DU CHÊNE
Plomion, Harcigny

Depuis, de nombreux résidents ont pu observer un mât de mesures placé près d’Harcigny au début de cette année. Au même moment, les résidents de Plomion, Harcigny et ses environs ont reçu une brochure sur le projet d’éolienne Chemin du Chêne. La zone d’étude d’impact est située au nord d’Harcigny et de Plomion (en rouge sur la carte ci-dessous).

Global Wind Power, un promoteur danois, a demandé et obtenu l’autorisation des maires de Plomion et d’Harcigny de faire une étude d’impact. Sans l’autorisation du maire, aucune étude préalable ne peut être effectuée. Et en retour, ils reçoivent naturellement une compensation financière.

Platform Thiérache aimerait à entrer en contact avec des résidents d’Harcigny, Plomion et leurs environs qui suivent ce projet d’un oeil critique.



Les montages photographiques sont prêts !

Au début de cette année, les résultats de l’Étude d’Impact concernant l’installation prévue de neuf éoliennes sur le territoire de Coingt, Nampcelles-la-Cour et Dagny-Lambercy, ont été publiés par RES, le promoteur d’éoliennes. La Plate-forme Thiérache s’oppose à la mise en place des éoliennes et à la représentation déformée des résultats de l’Étude d’Impact par RES. Au moyen de nos propres montages photographiques nous voulons montrer au préfet du département que neuf éoliennes industrielles de 180 mètres de haut n’appartiennent pas à un paysage aussi petit et vulnérable que celui de la Thiérache.

Grâce à un grand nombre de dons généreux, notre action a été un grand succès et nous avons collecté suffisamment d’argent de réaliser les montages photographiques. Un grand merci à tous qui ont donné!

L’Étude d’Impact de RES et ses brochures promotionnelles donnent une impression favorable du futur parc éolien “Grand Cerisier” : les éoliennes sont toujours éloignées ou à peine visibles dans le paysage. Pour obtenir une image réaliste, nous avons demandé à un professionnel de réaliser des montages photographiques à partir de 24 lieux différents à Coingt, Nampcelles-la-Cour et Dagny-Lambercy. La hauteur et la position des éoliennes ont été décrites avec une grande précision.

Via le lien ci-dessous vous pouvez regarder tous les lieux et voir ce que “Grand Cerisier” signifiera réellement pour votre environnement de vie immédiat.

Montages photographiques Grand Cerisier_Plate-forme Thierache

Date d’enquête publique non encore connue

On s’attendait à ce que, cette année, en 2018, une enquête publique soit organisée au cours de laquelle les habitants des 18 villages concernés pourraient donner leur avis. Les résultats de l’Étude d’Impact de RES et le résultat de l’enquête seront soumis au préfet du département de l’Aisne. Au final, c’est le préfet qui décide du placement ou non des éoliennes. Aussitôt qu’est fixée la date de l’enquête, nous vous le ferons savoir.

Anticipant l’enquête, une deuxième circulaire sera distribuée par Plate-forme Thierache avec de nouvelles informations générales sur le projet « Grand Cerisier » et la manière dont nous nous y opposerons.

Faites un don de 12,50 € et recevez notre Calendrier 2019

Le célèbre photographe animalier Jean-Loup Ridou, qui vit dans notre région, a sélectionné 12 de ses plus belles photos d’oiseaux pour les mettre gracieusement à notre disposition et valoriser ce calendrier de la plus belle des façons. Le produit de la vente de ce calendrier bénéficiera aux associations locales qui s’opposent à l’implantation d’éoliennes sur notre Thiérache. Un beau cadeau pour vous-même ou pour surprendre quelqu’un d’autre !

MERCI pour votre participation. Les frais de port sont inclus dans le montant de 12,50 €. Envoyez-nous un email avec votre nom et votre adresse, nous vous enverrons le calendrier rapidement.

Cliquez ici pour voir le calendrier (30 x 21 cm) :
Calendrier_2019_Stop Eolien Thierache

Cliquez ici pour commander un calendrier ou faire un don.

Sauvons la Thiérache – soutenez-nous !

Récemment, les résultats de l’Étude d’Impact concernant le placement prévu de neuf éoliennes sur le territoire de Coingt, Nampcelles-la-Cour et Dagny-Lambercy, ont été publiés par le promoteur d’éoliennes RES !
La Plate-forme Thiérache s’oppose au placement et à la représentation déformée de l’Étude d’Impact de RES. Au moyen de nos propres montages photographiques, par exemple, nous voulons montrer au préfet du département que neuf éoliennes industrielles de 180 mètres de haut n’appartiennent pas à un paysage aussi petit et vulnérable que celui de la Thiérache.
Pour réaliser ces montages photographiques, nous avons besoin de votre soutien.

L’étude de RES est très étendue et comprend au total pas moins de 1.321 pages, dans lesquelles tous les aspects ont été précisement inventoriés : la flore et la faune, le paysage, le patrimoine, le son, les lieux, le processus de construction, même les contrats avec les noms des propriétaires du terrain sont inclus. L’étude se compose de quatre dossiers techniques très détaillés et d’un bref résumé non technique, dossier n ° 5 (02-RES-LeGrandCerisier-5-NotePresentationNonTechnique). Via le lien ci-dessous, vous pouvez lire l’étude en ligne et le télécharger si nécessaire :

DOSSIER ICI

Des défis sérieux

La recherche montre que RES se heurte à des défis sérieux : le paysage rural, les églises fortifiées  (en particulier celle de Jeantes) et la faune menacée, en particulier les oiseaux nicheurs et migrateurs vulnérables. Pour les contourner, trois variantes moins favorables sont présentées. Dans l’un il y a même 15 éoliennes. Pour conserver le paysage, le patrimoine (en particulier l’église de Jeantes) et la faune, RES opte pour la quatrième variante avec « seulement » 9 turbines. C’est un exemple raffiné d’encadrement : RES promeut le placement de neuf turbines industrielles de 180 mètres de haut – qui n’appartiennent pas réellement à un paysage aussi petit et vulnérable que celui de la Thiérache – d’une manière acceptable. Cette technique de marketing est illustrée par des montages saisissants. Dans ces images ci-dessous, nous voyons au sommet la variante la « moins favorable » – avec 15 turbines dont 6 turbines au milieu du centre du village de Jeantes – et en bas la quatrième variante – la « plus favorable » avec 9 turbines.

Outre le fait que nous pensons que les éoliennes ne sont pas souhaitables, la proposition finale de RES semble maintenant assez confuse avec 9 éoliennes qui se trouvent à une distance de 6 km l’une de l’autre. De ce point de vue, l’approbation du projet Grand Cerisier pourrait apporter une nouvelle preuve d’une politique d’implantation incontrôlée : « C’est possible, alors on le fait ».

Des conclusions choquantes

Quiconque a une bonne compréhension des résultats de l’étude en arrivera bientôt à des conclusions choquantes. Les turbines sont prévues au cœur de la Thiérache, à l’un des points les plus élevés (200-220 m) , et seront donc visibles jusqu’à 25 km dans une zone bien plus étendue – non seulement pendant la journée mais aussi pendant la nuit. La carte ci-dessous le montre bien : dans les zones de couleur jaune, une éolienne (située dans la zone de couleur orange) peut être visible sur plus des deux tiers de sa hauteur totale.

Les turbines sont situées à proximité immédiate des anciens villages, à moins de 700 mètres des habitations. Ils sont situés aux habitats des espèces d’oiseaux menacées et ils flanquent un itinéraire de migration des oiseaux. Selon l’Étude, la forêt de la Haye d’Aubenton, adjacente à Coingt, constitue une zone de nidification de la cigogne noire (vulnérable et menacée).

Derrière cette étude de RES se trouve qu’un objectif: un gain financier important – sous couvert de développement durable d’énergie et au détriment du paysage unique, de la faune et du patrimoine historique de la Thiérache et de la qualité de vie et de résidence de tous leur habitants.

RES montage photographique: Coingt, Grande Rue

Notre réaction

La Plate-forme Thiérache s’oppose à cette image déformée de la situation dans l’étude de RES. Au moyen de nos propres montages photographiques, par exemple, très prochainement nous voulons organiser une réunion et montrer aux résidents une image plus réalistes. Les montages photographiques montreront, avec des projections et perspectives différenciées, l’impact énorme des éoliennes sur les communes de Dagny-Lambercy, Nampcelles-la-Cour, Harcigny, Plomion, Bancigny, Jeantes et Coignt. Finalement, les montages photographiques seront présentés à Nicolas Basselier, préfet du département de l’Aisne. Les montages peuvent également être utiles plus tard dans une procédure juridique.

Soutenez-nous !

Pour réaliser les montages photographiques, nous avons besoin de votre soutien. Les coûts sont de 2 500 €. Vous pouvez nous aider en faisant un don. Pour 100 € vous deviendrez un Ami Spécial de Plate-Forme Thiérache. En contrepartie de votre don vous recevez une photographie du thiérachien Jean-Loup Ridou, le célèbre photographe animalier. La photographie sera signée exclusivement pour vous par lui-même.

Vous pouvez bien sûr aussi donner un montant plus petit (ou plus grand). Faites un don maintenant et aidez-nous à garder la Thiérache – sans éoliennes !

Cliquez ici pour voir les photographies de Jean-Loup Ridou.
Cliquez ici pour faire un don.

Qui profite des éoliennes et qui paiera le compte au final ?

Le promoteur RES – qui prévoit d’installer 9 éoliennes à Coingt, Nampcelles-la-Cour et Dagny-Lambercy –organisera prochainement une réunion d’information en les Mairies des trois communes: le 18 avril à Dagny-Lambercy, le 23 mai à Nampcelles-la-Cour et le 13 juin à Coingt. Le promoteur donnera sans aucun doute une image positive du projet – après tout, le compte sera presenté à autre personne.

L’énergie éolienne est loin d’être rentable sans subventions, et c’est pourquoi la plus grande partie des coûts nécessaires sera financée par l’argent des contribuables. À l’issue du bail de 15 ans les éoliennes industrielles commencent à vieillir et surtout elles ne sont plus rentables, car le contrat qui oblige EDF (Électricité de France) à acheter leur électricité 2 à 2,5 fois le prix normal du kilowattheure sera caduc dans 15 ans.

RES, un promoteur anglais, est le quatrième acteur du secteur d’éoliennes en France. Le bénéfice net pour RES serait ramené à presque 3 millions d’euros par éolienne pendant 15 ans.

Les revenus locatifs par éolienne pour le propriétaire du terrain sont 4 500 € par turbine par an. En 15 ans, cela représente un montant de 67 500 €. Mais il peut y avoir des inconvénients. Le promoteur loue le terrain. À l’issue du bail de 15 ans, l’éolienne n’est plus rentable, donc le promoteur peut, soit ne pas renouveler le bail et s’en aller, soit mettre en faillite sa filiale du parc éolien. La responsabilité du démantèlement de chaque éolienne revient donc à la charge du propriétaire du terrain où elle se trouve. Le démantèlement d’une éolienne de 180 m de haut et 3Mwh coûte, à ce jour, environ 600.000 €. [ Lisez aussi l’article « Pourquoi les promoteurs éoliens louent-ils la terre au lieu de l’acheter ? » du 21 janvier dans ce blog ]

Et les habitants de Coingt, Nampcelles-la-Cour et Dagny-Lambercy?

Les trois municipalités reçoivent une indemnité annuelle de 40 000 € de RES, partagé entre les communes en fonction du nombre d’éoliennes. Par ailleurs RES subventionne les trois Communeautés concernées, par commune une indemnité annuelle de 5 000 € (estimation approximative), ce qui correspond à 150 € par habitant. Comparé à l’énorme bénéfice pour RES, pour les 350 habitants c’est bien sûr une somme dérisoire. Surtout quand nous considérons que les éoliennes sont financées par l’argent des contribuables.

Le prix réel du compte à payer par les habitants est bien sûr les nuisances sonores, une dégradation de l’horizon, une pollution lumineuse, des problèmes de santé et une diminution de la valeur immobilière de leurs habitations.

N’oubliez pas de partager la pétition dans votre réseau, nous avons besoin de beaucoup plus de signatures !

Pourquoi les promoteurs éoliens louent-ils la terre au lieu de l’acheter ?

Achat du terrain

Le prix d’achat d’un hectare dans l’Aisne est d’environ 7.000 €.
Il faut environ  0,33 hectare pour 1 aérogénérateur (= éolienne industrielle).
Le coût total d’achat serait donc de 2.310 € par éolienne industrielle.

Location du terrain

La location annuelle du terrain pour une éolienne industrielle est d’environ 6.000 € brut payés par le promoteur éolien au propriétaire terrien s’il exploite lui-même sa terre, ou 3000 € pour le propriétaire et 3000 € pour le fermier (ou GAEC, EARL …).

Avec une promesse de bail emphytéotique de 15 ans, irréversible, signée sous seing privé (= sans notaire, notaire qui pourrait renseigner le propriétaire sur le risque qu’il prend), le coût total de location pour le promoteur est de 90.000 € par éolienne industrielle (= 6.000 x 15), soit 38 fois plus cher que l’achat des 0,30 ha nécessaires (2.310 €), alors pourquoi louer au lieu d’acheter ?

Parce qu’il faut penser à inclure dans le calcul du prix de revient de l’éolienne le coût de son démantèlement obligatoire à l’issue du bail de 15 ans (les éoliennes industrielles commencent à vieillir et surtout elles ne sont plus rentables, car le contrat qui oblige EDF à acheter leur électricité 2 à 2,5 fois le prix normal du kilowattheure sera caduc dans 15 ans).

Coût total d’un aérogénérateur pour le promoteur éolien

La construction d’une éolienne  de 3Mw revient à environ 4.200.000 €.
Le rapport annuel net d’une éolienne de ce type peut être estimé  à 480.000 € soit pour 15 ans : 7.200.000 € (15 x 480.000).
Le gain net est donc de 7.200.000 – 4.200.000 = 3 000 000 € par éolienne.

Le démantèlement d’une éolienne [1] de 180 m de haut et 3MWh coûte, à ce jour, environ 600.000 (en moyenne : 200.000 € par mégawattheure installé).
Le démantèlement serait théoriquement à la charge du propriétaire de l’engin. Le bénéfice net pour le promoteur serait donc ramené à 2.400.000 € (3.000.000 – 600.000) par éolienne industrielle, s’il avait acheté le terrain du paysan.

Mais le promoteur loue le terrain (ce qui lui coûte pourtant 38 fois plus cher que de l’acheter). À l’issue du bail de 15 ans, l’éolienne n’est plus rentable, donc le promoteur peut, soit ne pas renouveler le bail et s’en aller, soit mettre en faillite sa filiale du parc éolien. La responsabilité du démantèlement de chaque éolienne revient donc à la charge du propriétaire du terrain où elle se trouve ! (spécificité du bail emphytéotique)

Conclusion :

Si le terrain est acheté par le promoteur :
– le promoteur gagne : 2.400.000 € par éolienne
– le propriétaire terrien gagne : 2.310  € par éolienne

Si le terrain est loué :
– le promoteur gagne plus : 3.000.000 € par éolienne
– le propriétaire terrien perd tout : – 532 500 € par éolienne

[1] Le promoteur assure avoir mis 50.000 € de côté par éolienne en prévision de son démantèlement obligatoire. Non que cette entreprise soit généreuse ou prévoyante, mais simplement parce qu’une loi récente oblige tous les promoteurs à bloquer sur un compte 50.000 € par éolienne pour leur démantèlement. Et ces 50.000 € sont très largement insuffisants.

Source: stop-eolien02.fr, janvier 19 2018

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