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Récemment, les résultats de l’Étude d’Impact concernant le placement prévu de neuf éoliennes sur le territoire de Coingt, Nampcelles-la-Cour et Dagny-Lambercy, ont été publiés par le promoteur d’éoliennes RES !
La Plate-forme Thiérache s’oppose au placement et à la représentation déformée de l’Étude d’Impact de RES. Au moyen de nos propres montages photographiques, par exemple, nous voulons montrer au préfet du département que neuf éoliennes industrielles de 180 mètres de haut n’appartiennent pas à un paysage aussi petit et vulnérable que celui de la Thiérache.
Pour réaliser ces montages photographiques, nous avons besoin de votre soutien.

L’étude de RES est très étendue et comprend au total pas moins de 1.321 pages, dans lesquelles tous les aspects ont été précisement inventoriés : la flore et la faune, le paysage, le patrimoine, le son, les lieux, le processus de construction, même les contrats avec les noms des propriétaires du terrain sont inclus. L’étude se compose de quatre dossiers techniques très détaillés et d’un bref résumé non technique, dossier n ° 5 (02-RES-LeGrandCerisier-5-NotePresentationNonTechnique). Via le lien ci-dessous, vous pouvez lire l’étude en ligne et le télécharger si nécessaire :

DOSSIER ICI

Des défis sérieux

La recherche montre que RES se heurte à des défis sérieux : le paysage rural, les églises fortifiées  (en particulier celle de Jeantes) et la faune menacée, en particulier les oiseaux nicheurs et migrateurs vulnérables. Pour les contourner, trois variantes moins favorables sont présentées. Dans l’un il y a même 15 éoliennes. Pour conserver le paysage, le patrimoine (en particulier l’église de Jeantes) et la faune, RES opte pour la quatrième variante avec « seulement » 9 turbines. C’est un exemple raffiné d’encadrement : RES promeut le placement de neuf turbines industrielles de 180 mètres de haut – qui n’appartiennent pas réellement à un paysage aussi petit et vulnérable que celui de la Thiérache – d’une manière acceptable. Cette technique de marketing est illustrée par des montages saisissants. Dans ces images ci-dessous, nous voyons au sommet la variante la « moins favorable » – avec 15 turbines dont 6 turbines au milieu du centre du village de Jeantes – et en bas la quatrième variante – la « plus favorable » avec 9 turbines.

Outre le fait que nous pensons que les éoliennes ne sont pas souhaitables, la proposition finale de RES semble maintenant assez confuse avec 9 éoliennes qui se trouvent à une distance de 6 km l’une de l’autre. De ce point de vue, l’approbation du projet Grand Cerisier pourrait apporter une nouvelle preuve d’une politique d’implantation incontrôlée : « C’est possible, alors on le fait ».

Des conclusions choquantes

Quiconque a une bonne compréhension des résultats de l’étude en arrivera bientôt à des conclusions choquantes. Les turbines sont prévues au cœur de la Thiérache, à l’un des points les plus élevés (200-220 m) , et seront donc visibles jusqu’à 25 km dans une zone bien plus étendue – non seulement pendant la journée mais aussi pendant la nuit. La carte ci-dessous le montre bien : dans les zones de couleur jaune, une éolienne (située dans la zone de couleur orange) peut être visible sur plus des deux tiers de sa hauteur totale.

Les turbines sont situées à proximité immédiate des anciens villages, à moins de 700 mètres des habitations. Ils sont situés aux habitats des espèces d’oiseaux menacées et ils flanquent un itinéraire de migration des oiseaux. Selon l’Étude, la forêt de la Haye d’Aubenton, adjacente à Coingt, constitue une zone de nidification de la cigogne noire (vulnérable et menacée).

Derrière cette étude de RES se trouve qu’un objectif: un gain financier important – sous couvert de développement durable d’énergie et au détriment du paysage unique, de la faune et du patrimoine historique de la Thiérache et de la qualité de vie et de résidence de tous leur habitants.

RES montage photographique: Coingt, Grande Rue

Notre réaction

La Plate-forme Thiérache s’oppose à cette image déformée de la situation dans l’étude de RES. Au moyen de nos propres montages photographiques, par exemple, très prochainement nous voulons organiser une réunion et montrer aux résidents une image plus réalistes. Les montages photographiques montreront, avec des projections et perspectives différenciées, l’impact énorme des éoliennes sur les communes de Dagny-Lambercy, Nampcelles-la-Cour, Harcigny, Plomion, Bancigny, Jeantes et Coignt. Finalement, les montages photographiques seront présentés à Nicolas Basselier, préfet du département de l’Aisne. Les montages peuvent également être utiles plus tard dans une procédure juridique.

Soutenez-nous !

Pour réaliser les montages photographiques, nous avons besoin de votre soutien. Les coûts sont de 2 500 €. Vous pouvez nous aider en faisant un don. Pour 100 € vous deviendrez un Ami Spécial de Plate-Forme Thiérache. En contrepartie de votre don vous recevez une photographie du thiérachien Jean-Loup Ridou, le célèbre photographe animalier. La photographie sera signée exclusivement pour vous par lui-même.

Vous pouvez bien sûr aussi donner un montant plus petit (ou plus grand). Faites un don maintenant et aidez-nous à garder la Thiérache – sans éoliennes !

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Qui profite des éoliennes et qui paiera le compte au final ?

Le promoteur RES – qui prévoit d’installer 9 éoliennes à Coingt, Nampcelles-la-Cour et Dagny-Lambercy –organisera prochainement une réunion d’information en les Mairies des trois communes: le 18 avril à Dagny-Lambercy, le 23 mai à Nampcelles-la-Cour et le 13 juin à Coingt. Le promoteur donnera sans aucun doute une image positive du projet – après tout, le compte sera presenté à autre personne.

L’énergie éolienne est loin d’être rentable sans subventions, et c’est pourquoi la plus grande partie des coûts nécessaires sera financée par l’argent des contribuables. À l’issue du bail de 15 ans les éoliennes industrielles commencent à vieillir et surtout elles ne sont plus rentables, car le contrat qui oblige EDF (Électricité de France) à acheter leur électricité 2 à 2,5 fois le prix normal du kilowattheure sera caduc dans 15 ans.

RES, un promoteur anglais, est le quatrième acteur du secteur d’éoliennes en France. Le bénéfice net pour RES serait ramené à presque 3 millions d’euros par éolienne pendant 15 ans.

Les revenus locatifs par éolienne pour le propriétaire du terrain sont 4 500 € par turbine par an. En 15 ans, cela représente un montant de 67 500 €. Mais il peut y avoir des inconvénients. Le promoteur loue le terrain. À l’issue du bail de 15 ans, l’éolienne n’est plus rentable, donc le promoteur peut, soit ne pas renouveler le bail et s’en aller, soit mettre en faillite sa filiale du parc éolien. La responsabilité du démantèlement de chaque éolienne revient donc à la charge du propriétaire du terrain où elle se trouve. Le démantèlement d’une éolienne de 180 m de haut et 3Mwh coûte, à ce jour, environ 600.000 €. [ Lisez aussi l’article « Pourquoi les promoteurs éoliens louent-ils la terre au lieu de l’acheter ? » du 21 janvier dans ce blog ]

Et les habitants de Coingt, Nampcelles-la-Cour et Dagny-Lambercy?

Les trois municipalités reçoivent une indemnité annuelle de 40 000 € de RES, partagé entre les communes en fonction du nombre d’éoliennes. Par ailleurs RES subventionne les trois Communeautés concernées, par commune une indemnité annuelle de 5 000 € (estimation approximative), ce qui correspond à 150 € par habitant. Comparé à l’énorme bénéfice pour RES, pour les 350 habitants c’est bien sûr une somme dérisoire. Surtout quand nous considérons que les éoliennes sont financées par l’argent des contribuables.

Le prix réel du compte à payer par les habitants est bien sûr les nuisances sonores, une dégradation de l’horizon, une pollution lumineuse, des problèmes de santé et une diminution de la valeur immobilière de leurs habitations.

N’oubliez pas de partager la pétition dans votre réseau, nous avons besoin de beaucoup plus de signatures !

Pourquoi les promoteurs éoliens louent-ils la terre au lieu de l’acheter ?

Achat du terrain

Le prix d’achat d’un hectare dans l’Aisne est d’environ 7.000 €.
Il faut environ  0,33 hectare pour 1 aérogénérateur (= éolienne industrielle).
Le coût total d’achat serait donc de 2.310 € par éolienne industrielle.

Location du terrain

La location annuelle du terrain pour une éolienne industrielle est d’environ 6.000 € brut payés par le promoteur éolien au propriétaire terrien s’il exploite lui-même sa terre, ou 3000 € pour le propriétaire et 3000 € pour le fermier (ou GAEC, EARL …).

Avec une promesse de bail emphytéotique de 15 ans, irréversible, signée sous seing privé (= sans notaire, notaire qui pourrait renseigner le propriétaire sur le risque qu’il prend), le coût total de location pour le promoteur est de 90.000 € par éolienne industrielle (= 6.000 x 15), soit 38 fois plus cher que l’achat des 0,30 ha nécessaires (2.310 €), alors pourquoi louer au lieu d’acheter ?

Parce qu’il faut penser à inclure dans le calcul du prix de revient de l’éolienne le coût de son démantèlement obligatoire à l’issue du bail de 15 ans (les éoliennes industrielles commencent à vieillir et surtout elles ne sont plus rentables, car le contrat qui oblige EDF à acheter leur électricité 2 à 2,5 fois le prix normal du kilowattheure sera caduc dans 15 ans).

Coût total d’un aérogénérateur pour le promoteur éolien

La construction d’une éolienne  de 3Mw revient à environ 4.200.000 €.
Le rapport annuel net d’une éolienne de ce type peut être estimé  à 480.000 € soit pour 15 ans : 7.200.000 € (15 x 480.000).
Le gain net est donc de 7.200.000 – 4.200.000 = 3 000 000 € par éolienne.

Le démantèlement d’une éolienne [1] de 180 m de haut et 3MWh coûte, à ce jour, environ 600.000 (en moyenne : 200.000 € par mégawattheure installé).
Le démantèlement serait théoriquement à la charge du propriétaire de l’engin. Le bénéfice net pour le promoteur serait donc ramené à 2.400.000 € (3.000.000 – 600.000) par éolienne industrielle, s’il avait acheté le terrain du paysan.

Mais le promoteur loue le terrain (ce qui lui coûte pourtant 38 fois plus cher que de l’acheter). À l’issue du bail de 15 ans, l’éolienne n’est plus rentable, donc le promoteur peut, soit ne pas renouveler le bail et s’en aller, soit mettre en faillite sa filiale du parc éolien. La responsabilité du démantèlement de chaque éolienne revient donc à la charge du propriétaire du terrain où elle se trouve ! (spécificité du bail emphytéotique)

Conclusion :

Si le terrain est acheté par le promoteur :
– le promoteur gagne : 2.400.000 € par éolienne
– le propriétaire terrien gagne : 2.310  € par éolienne

Si le terrain est loué :
– le promoteur gagne plus : 3.000.000 € par éolienne
– le propriétaire terrien perd tout : – 532 500 € par éolienne

[1] Le promoteur assure avoir mis 50.000 € de côté par éolienne en prévision de son démantèlement obligatoire. Non que cette entreprise soit généreuse ou prévoyante, mais simplement parce qu’une loi récente oblige tous les promoteurs à bloquer sur un compte 50.000 € par éolienne pour leur démantèlement. Et ces 50.000 € sont très largement insuffisants.

Source: stop-eolien02.fr, janvier 19 2018

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